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Sons « aspirés » : Sirène ascendante

Sons  « aspirés » :

A. Pourquoi ?

L’augmentation de la  pression sous-glottique élève l’intensité et le fondamental dans une moindre mesure. Toutefois, l’excès de pression sous-glottique est dommageable pour les cordes vocales.

Les sons aigus étant perçus comme s’ils étaient plus forts, nous avons naturellement tendance à augmenter la pression pour les produire.

Il faut pourtant pouvoir les émettre en réduisant cette pression. Un éventuel serrage glottique ou ventriculaire est alors évité.

B. Comment.

Faites chanter une sirène ascendante à vos patients. La plupart augmentent l’intensité et la pression des sons en montant dans l’aigu, poussant le son vers l’avant et vers le haut. Il faut précisément apprendre à monter dans l’aigu en diminuant cette pression.

Demandez au  patient de sentir une odeur. Immédiatement après, demandez lui d’émettre un hummmm bouche fermée qui monte dans les aigus comme pour signifier que cela sent très bon. Il doit donner l’impression de continuer à inspirer l’air comme pour le sentir tout en émettant le son. Le débit et la  pression sont  alors réduits et un éventuel serrage glottique ou ventriculaire est alors évité.

Le son émis va se situer plus haut dans la fosse nasale, près de la zone olfactive entre les deux yeux.

Vous et le patient devez avoir l’impression que l’air continue à être inspiré.

Une sirène ascendante doit quasiment toujours être produite de cette façon.

Exercice sur « frère Jacques »

1.     Exercice sur  « frère Jacques »

A.    Pourquoi ?

Un changement de hauteur tonale va avoir des effets audibles sur la qualité de la voix, mais aussi sur son intensité.  Très souvent en cas voix altérée le patient à tendance à contracter ses cordes vocales (le muscle thyro-aryténoidien). Ce faisant il raccourcit les cordes et en augmente la masse, ce qui  entraine un débit d’air et une pression sous glottique augmentée. Le mucus cordal devient épais et sec. La voix devient voilée et rauque et d’intensité plus faible.

B.     Comment ?

Tout le monde est capable de chanter le début de frère Jacques (les 4 premières syllabes : « frère Jacques)) mais chante souvent faut « joyeux anniversaire ».

Il faut faire chanter les quatre premières notes comme dans la chanson deux fois.

La hauteur de la voix est celle de la voix parlée.

Puis sur la hauteur de la première syllabe chantée : « frè », qui doit être celle de la voix parlée,  il faut dire recto tono tous les jours de la semaine ou les mois puis d’autres mots ou phrases.

Puis on fait chanter les deux premires syllabes : « frère ». La deuxième est un ton au dessus, on demande de la prolonger. Sur la note de la syllabe « re » on refait dire recto tono les jours et les mois. La voix est souvent très améliorée.

On essaie de même avec la troisème syllabe « Ja » qui est deux tons au dessus.  Si la voix s’améliore encore il faut en faire prendre conscience au patient. Sinon on retourne à la deuxième note.

Cet exercice permet très facilement de faire monter le fondamental d’un ton ou deux meme chez ceux qui ont peur de chanter et disent ne pas savoir.